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La ferme de l'Hôpiteau, comme elle s'appelle maintenant, est un site très ancien à Maing. Elle est attestée en 1257 sous la forme "Fief de Ciply", ainsi que dans le cartulaire de Fontenelle (XIIIe siècle) sous les formes "Cepli" et "l'Ospital". Ce fief fut d'abord une possession de "l'Ordre Hospitalier des Chevaliers du Temple de Jérusalem", c'est-à-dire les Templiers, dont la Commanderie dans le Hainaut siégeait à Ciply (Belgique). Ce qui explique les deux noms précédents. Après la dissolution de l'ordre par Philippe IV le Bel, certaines possessions passèrent dans l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, dans celui des Chevaliers de Rhodes et enfin dans celui des Chevaliers de Malte. La commanderie s'établit alors à Forchies-Piéton (Belgique). L'histoire des familles Berteau-Laloyaux peut y être tracée dès le XVIIe siècle. 1699 : dénombrement de Bardo Magalotti, gouverneur de Valenciennes, nouvellement française (1677). A Maing, le fermier de la "Cense des Chevaliers de Jérusalem" est Guillaume Berteau. Il fut enterré dans l'église de Maing ainsi que sa femme, leur fils, leurs fille de même que leur gendre et descendants sur deux générations, privilège réservé aux familles des censiers de l'Hôpital qui étaient baptisés et enterrés dans l'église de Maing, mais n'y étaient pas mariés (mariage interne à l'ordre). Sa pierre tombale est visible dans le dallage du bas-côté droit. Généalogie descendante de Guillaume Berteau partiellement reconstituée :
Les "censiers" de la ferme de l'Hôpital, comme tous ceux des possessions de l'Ordre, semblent issus de la même mouvance, celle de l'ordre hospitalier (Templiers, Jérusalem, Rhodes, Malte) siégeant à Ciply, puis à Forchies-Piéton (Belgique) et leurs relations semblaient très internes à la communauté : en 1704, Hautcoeur à Marly, Cacherat à Noyelles, Bertheau à Maing. En 1739, Laloyau-Berteau à Maing. En 1756, Hautecoeur à Marly, Cachera à Noyelles, Laloyaux-Berteau à Maing, Hautecoeur à Artres. Vers 1800, Laloyaux-Cachera, puis Hautcoeur-Cachera à Maing. A Maing, Jean François Laloyaux est maire de 1816 à 1830. Il est sans doute le fils de Laloyaux-Hautcoeur. En 1699, il y a deux autres Berteau à Maing (Adrien et Noël) déjà attestés en 1687. Dans le dénombrement de 1561, Claude Baudekin est "laboureur à la Cense des Chevaliers de Roddes". On y trouve aussi François Baudekin, laboureur, la veuve Jehan Baudekin, mais également Jehan Berteau, laboureur. Le famille Baudekin est attestée à Maing de 1375 (Jehan Baudekin) à 1635. Une transition familiale est donc logiquement envisageable entre les Baudekin et les Berteau.
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